PHÈDRE

Après avoir longuement exploré le théâtre de Corneille (nous avions d'ailleurs accueilli le sublime Polyeucte en 2018), Brigitte Jaques-Wajeman s'investit dans ce qui est sans doute le plus célèbre texte de Racine, Phèdre. La tragédie du désir.


La fatalité qui touche Phèdre mêle l'amour et le mensonge. la cérémonie de son mariage avec Thésée à peine achevé, Phèdre voit Hippolyte, le fils de Thésée. L'amour s'empare d'elle avec une violence inouïe. Elle avoue à sa nourrice en être éperdument amoureuse. À l'annonce de la mort de Thésée, tremblante de honte et de dsir, elle ne peut s'empêcher d'avouer sa passion au jeune homme. Lorsque le retour de Thésée est déclaré, Phèdre sombre dans une mélancolie dévastatrice. À la fois coupable et victime de cet amour, elle va se noyer dans le mensonge.
 

Le spectacle réussit le rare et formidable accord
entre une implication physique brutale et
une interprétation raffinée et musicale de l’alexandrin racinien.
C’est un classique porté à une température moderne.

 

Racine ose montrer la jouissance dans laquelle les corps sont emportés, et qui bouleverse les protagonistes, parce qu’elle est interdite. Un combat inexorable se joue au cœur de la tragédie, entre l’ombre et la lumière. Dans ce monde où l’expression des passions est à la fois empêchée et exaltée, l’aveu est d’autant plus terrible à dire. C’est dans une langue renversante de beauté que Racine écrit cette sublime tragédie du désir.

La mise en scène perce cette volonté des personnages à lutter contre le surgissement de l'amour. Leurs fantasmes sont le lieu où l'amour, la haine et la mort se ressemblent. Bouleversés par leurs sentiments, ils mènent un combat impossible au coeur de la tragédie.

Une vision exaltante qui fait respirer la pièce de Racine.

 

Les amateurs de situations extrêmes, d’amours dévorants,
de poésie sulfureuse doivent se précipiter à cette représentation
si simple et diaboliquement sophistiquée, oú les corps
sont disloqués par le désir dans un espace métaphysique.

Télérama

 

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Distribution complète : Compagnie Pandora | Mise en scène : Brigitte Jaques-Wajeman | Collaboration artistique : François Regnault |Dramaturgie : Clément Camar-Mercier | Assistant à la mise en scène : Pascal Bekkar | Assistant à la mise en scène : Pascal Bekkar | Lumière : Nicolas Faucheux assistée de Julie Gicquel | Scénographie: Grégoire Faucheux | Costumes : Pascale Robin assistée d’Angèle Levallois | Accessoires : Franck Lagaroje | Musique et Son : Stéphanie Gibert | Maquillage et coiffure création : Catherine Saint-Sever | Construction décor : Atelier Jipanco | Administration et Production : Dorothée Cabrol
Avec : Raphaèle Bouchard, Bertrand Suarez-Pazos, Raphaël Naasz, Pauline Bolcatto , Sophie Daull, Pascal Bekkar, Lucie Digout, Kenza Lagnaoui.

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Coproduction : Théâtre de la Ville-Paris, Théâtre de Fontainebleau et la Compagnie Pandora. 
Avec le soutien financier de la DRAC Ile de France et du Jeune Théâtre National.

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