POMPIER(S)

La fille trimballe la grâce de son innocence ; l’homme est pompier. Ils se retrouvent dans une arrière-salle de tribunal. Avec ses collègues, il aurait abusé d’elle. Déficiente mentale, elle a cru en l’amour. Cette partition saisissante qui questionne la notion de consentement, loin du manichéisme engendré par la situation, sonne comme un uppercut. Confuse et pourtant lumineuse, crédule et pourtant lucide, la jeune femme renvoie de l’homme qui lui fait face le reflet glacial du cynisme et de la lâcheté.

La mise en scène orchestre le duel, huis clos aux tensions tangibles pour un théâtre nécessaire : où situer les limites du respect de l’autre quand plus personne ne se comprend ? Soulevant les questions des responsabilités individuelles et collectives, refuser est un acte citoyen que ce spectacle, interprété par un duo d’une puissante justesse, rappelle avec force.

 

Donner la parole à ceux qui ne parlent pas

Dans cette partition à deux voix, l’actrice Géraldine Martineau fait résonner en profondeur l’humanité de son personnage.

Télérama

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