George Gershwin a su donner à l’Amérique le style symphonique qui lui manquait : à mi-chemin entre la musique classique et le jazz de Broadway. Son Concerto pour piano (1925) semble respecter les codes romantiques, mais très vite on sent le style se déhancher avec les thèmes entendus dans les grandes salles new-yorkaises de l’époque ! À la création de l’œuvre, Igor Stravinski a immédiatement applaudi en écoutant ce style génialement métissé.

Le nouveau Concerto pour timbales de Steven Mackey (compositeur américain né en 1956) donne la parole à cet instrument rarement soliste et qui trône habituellement au fond de l’orchestre. Là encore, le jazz n’est pas loin…

De l’autre côté de l’Atlantique, La Mer de Debussy est un chef-d’œuvre qui n’a cessé de fasciner les Américains ; Leonard Bernstein s’en était d’ailleurs fait un véritable cheval de bataille et présentait volontiers l’œuvre dans ses célèbres concerts éducatifs avec l’Orchestre Philharmonique de New York (Young People’s Concerts, 1958-1972) pour montrer comment Debussy a réussi à transposer aux instruments l’impression des bruits de la mer.

 

Lyrisme, jazz et fièvre créatrice !

 

Quelques mots sur l'Orchestre Nationale d'Île-de-France :
Faire vivre le répertoire symphonique partout et pour tous en Île-de-France et le placer à la portée de chacun, telles sont les missions de l’orchestre.
Formé de 95 musiciens permanents, résident à la Philharmonie de Paris, l’Orchestre national d’Île de-France donne chaque saison une centaine de concerts sur tout le territoire et offre ainsi aux Franciliens la richesse d’un répertoire couvrant quatre siècles de musique entre œuvres symphoniques, spectacles lyriques et contes musicaux.
Fier d’être l’un des vingt orchestres au monde les plus impliqués dans l’action culturelle, l’Orchestre imagine et élabore des actions éducatives créatives qui placent l’enfant au cœur du projet pédagogique – notamment à travers de nombreux concerts participatifs et spectacles musicaux pour toute la famille.