Le Voyage de Benjamin

Voici l’histoire de Benjamin, garçon plein de rêves et d’espoirs qui, un matin, décide de prendre les chemins de l’aventure et de quitter son village perdu au milieu de l’ancienne Russie, pour atteindre le fameux Pays du Monde Meilleur dont parlent les livres. Benjamin, sorte de Don Quichotte-Charlot et son compagnon, tel Sancho Pança, vont de découvertes en découvertes, entre villes gigantesques, mer immense et rencontres hasardeuses.

Au son d’un violon et avec une conteuse qui ne s’en laisse pas conter, cette histoire issue du théâtre yiddish russe, se construit comme le petit théâtre que les enfants se fabriquent derrière la porte de leur chambre. Un rêve d’enfant au diapason des histoires d’exils et de migrations. Un théâtre haut en couleur, entre drame et ironie, satire et dérision.

 

En route pour le Pays du monde meilleur !

 

 

L’ENFANCE COMME SOURCE DU THÉÂTRE

« Le théâtre est là, chez les enfants, tout petits déjà, dans leur goût des déguisements, des métamorphoses, leur devenir-animal, le plaisir d’inventer, d’imaginer, de raconter des histoires, d’animer les fantômes, de se faire peur, de se faire rire et pleurer, de susciter de nouveaux mondes, de mêler les hommes et les dieux. J’aimerais que les enfants qui viendront voir ce spectacle se retrouvent dans les gestes des acteurs et dans l’histoire, qu’ils s’y reconnaissent et qu’ils l’aiment, puisque même sans le savoir ils font du théâtre depuis toujours. »
Brigitte Jaques-Wajeman

 

NOTE D'INTENTION

C’est une histoire ancienne du théâtre yiddish russe, mais au-delà de son inspiration spécifique, elle concerne tous les peuples, qui sont forcés aujour d’hui de quitter leur terre et qui errent à l’aventure. Ils deviennent des étrangers! Brigitte Jaques-Wajeman et Gérard Wajcman relisant cette histoire de Benjamin, qui rêve du « Pays du Monde Meilleur », ont eu envie de s’emparer de ce récit et de réinventer pour les enfants le grand voyage de Benjamin, sorte de Don Quichotte-Charlot, et de son compagnon Senderl, tel Sancho Pança. À la poursuite de leurs rêves, les personnages vivront des aventures tragi-comiques où il ne faudra pas s’étonner de croiser des créatures fantastiques et où il faudra croire que sortir de son village pour rêver d’un ailleurs est un acte de courage, un grand risque pour sa vie. Ce qu’on aime, c’est l’espoir de ces personnages qui rêvent de voler alors qu’ils n’ont pas d’ailes mais qui marchent, croyant voler comme des personnages de Chagall. Le théâtre yiddish est un théâtre haut en couleur, festif et mélancolique, entre drame et ironie, satire et dérision. Le malheur y est transcendé dans la gaieté, la joie et la musique.

 

À suivre dans "Jeune public / Famillial"