LE CERCLE DE WHITECHAPEL

Alors qu’une étrange série de meurtres de prostituées vient de débuter dans le quartier malfamé de Whitechapel, un membre éminent de la gentry londonienne, Sir Herbert Greville, décide de réunir une équipe d’enquêteurs d’un nouveau genre pour découvrir la vérité.

Mêlant le rire au suspens, cette enquête policière qui lance Conan Doyle, Bram Stocker ou encore Bernard Shaw sur les traces de Jack l’Eventreur dans l’atmosphère du Londres de 1888 est une aventure captivante jusqu’à la dernière seconde.

Les neurones chauffent, les hypothèses fusent et les égo s’affrontent pour tenter d’expliquer l’une des plus grandes énigmes criminelles de l’histoire.

Avec un décalage assumé, la pièce exploite nombre de référence à des séries policières modernes dans un style et avec un humour so british !

 

Quand Jack l’Eventreur rencontre les Experts

 

Le mot de l'auteur 

Chaque époque a les monstres qu’elle mérite.

C’est de cette première réplique qu’est né ce projet. En effet, comment ne pas voir dans la figure de Jack l’Éventreur le symbole absolu du mal sous l’ère victorienne : alors que Londres est devenu la plus grande et la plus riche ville de la Terre, alors qu’elle dirige la moitié du monde, alors que dans les magnifiques quartiers de Chelsea et de Westminster rayonne une élite politique et culturelle comme on n’en a jamais vu dans l’Histoire, voilà qu’une série de crimes abominables rappelle à tous qu’un cancer de pauvreté et de détresse appelé Whitechapel est caché de l’autre côté de la vieille porte d’Aldgate.
L’époque elle-même semble attendre l’arrivée de Jack l’Éventreur : L’étrange cas du docteur Jekyll et de Mister Hyde de Stevenson est adapté pour la scène au moment même des premiers crimes alors que Conan Doyle crée quelques semaines plus tôt un détective d’un nouveau genre nommé Sherlock Holmes.
Et les semaines sanglantes que va connaître Londres marqueront toute une génération d’auteurs, comme Bram Stoker qui s’en souviendra quelques années plus tard en imaginant son Dracula ou James Barrie dont le Peter Pan gardera, bien caché sous des aspects légers, les traces du traumatisme connu par tous les Londoniens durant cette fin d’été 1888. Car Jack l’Éventreur n’est pas un criminel ordinaire, c’est toute l’hypocrisie, tout le mensonge et la violence retenue d’une époque corsetée qui s’incarne dans la figure de ce tueur sans visage.
C’est aussi pour cela que plus d’un siècle après ses crimes, ce personnage est devenu un véritable mythe. Parce qu’au fil du temps, la figure classique du tueur insaisissable et terrifiant a cédé la place à un mythe qui reste plus que jamais d’actualité : celui de la survie d’une peur sauvage, d’un « mal » au cœur d’une brillante modernité en marche.
 

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Production : Pascal Legros Organisation 

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