UN CONTRE UN

Ils sont deux, côte à côte, à peine séparés mais ils ne se voient pas. L’espace est restreint. Ils sont comme coincés. Librement inspiré d’Orphée et Eurydice, Raphaëlle Boitel bouscule le mythe de façon ludique et surréaliste avec au coeur de son sujet, Euridyce (et en filigrane la place de la femme). Une façon d’interroger les stéréotypes, ceux que la société impose ; une manière de raconter autrement à l’enfance et la jeunesse, la place des uns, des autres, l’un près de l’autre, face à l’autre,de raconter aussi la vie et ses limites, et la façon de les transformer pour vivre autrement.
Evoquer la quête de soi, l’émancipation, sans se retourner !

 

Un espace contraint. Restreint. Et pourtant, ils sont deux.
Captifs de cette sphère de vie aux frontières exigües, ils sont là.
À peine séparés mais ils ne se voient pas.
Côte à Côte, Un contre Un.
Leur espace, un cocon aux airs de purgatoire.
Où l’endroit est l’envers de l’autre, est leur cage de liberté.

 

Le point de départ du projet artistique

C’est la question des libertés de chacun et des relations à l’autre, des espaces, des frontières, de la femme dans le monde moderne qui ont motivé ce projet.
La chambre, la poussette, le parc, la salle de classe, le coin jeux, le coin livres, le dortoir, la cour, l’aire de jeux, le square etc. Les enfants sont, dès leur tout jeune âge, habitués à évoluer dans des espaces qui leur sont dédiés, délimités, parfois restreints. C’est le cadre, l’endroit réservé. Celui, d’où il ne faut pas déborder au risque de se voir ne plus être admis. On peut aussi vite en sortir pour être aussitôt placé dans un autre. Tantôt jardin d’Eden ou enfer. L’enfant se construit dans toutes ces expériences de l’espace, seul ou avec les autres.


Un contre Un se nourrit de ces histoires de limites. Des rêves ou cauchemars qu’elles suscitent, de l’imaginaire qu’elles mettent en route. Des angoisses qu’elles provoquent. Des habitudes qu’elles façonnent. Des chemins qu’elles dessinent. Des relations qu’elles créent entre enfants, enfants et adultes, adultes entre eux. La question des libertés s’y dessine en filigrane. On retrouve aussi dans cette création les thèmes chers à Raphaëlle Boitel qui font la singularité de la compagnie : solidarité, persévérance, animalité, relations humaines, sacrifice, engagement, lâcher prise, dépassement de soi.

 

Paradis et enfer 
Le spectacle très librement inspiré du mythe explore, entre autres, au travers du jeu et du corps des interprètes la question du Paradis et de l’Enfer. Qu’est-ce qui les définit ? L’enfer de l’un est-il le paradis de l’autre ?  Comment vit-on dans l’un et/ou dans l’autre. Monter au paradis ou descendre aux enfers : un chemin ponctué d’espaces différents, de surprises, de doutes, d’éclats, de peurs, de rires, de moments de grâce. C’est dans ces contrastes, que les personnages traverseront des états différents au propre comme au figuré, pour vivre des expériences hors norme.
Dans l'espace de jeu, une grande boite métallique est posée, boite de pandore à barreaux ; objet modulable et transformable, pouvant être agrès, castelet ou simple cage pour se démanteler et laisser place à la vision du personnage enfermé.
Création musicale originale - Les émotions, réflexions, mouvements physiques et psychiques des interprètes sont accompagnés par des morceaux bâtis sur des harmonies à la croisée de la musique de chambre romantique et la musique contemporaine minimaliste...
 
La compagnie L'Oublié(e)
Créée en 2012, la Cie l'Oublié(e), dirigée par Raphaëlle Boitel, metteuse en scène et chorégraphe, trouve ses racines dans les Arts du cirque et se ramifie vers le théâtre, la danse, les Arts visuels et le cinéma. Elle crée un langage physique, qui part du corps, s’inscrit dans un univers visuel fondé dans les 3 dimensions de la scène, et s'adresse à tous les publics. Cette écriture bâtie avec une musique composée s'axe autour de thèmes récurrents : la solidarité, la persévérance, l'animalité, les relations humaines, l'engagement, les moments de grâce, le lâcher prise, le dépassement de soi… Au répertoire de la compagnie, Consolations ou interdiction de passer par-dessus bord, 2013 - L’Oublié(e), 2014 - 5es Hurlants, 2015 - La Bête noire, 2017  La Chute des Anges, 2018. En parallèle, Raphaëlle Boitel travaille pour l’Opéra comme chorégraphe.

 

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Production : Cie L’Oublié(e), Raphaëlle Boitel Coproduction : Agora PNC Boulazac Aquitaine / Le Carré Magique, PNC en Bretagne, Lannion / OARA, Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine / CREAC citéCirque de Bègles. Avec l’aide de la DRAC Nouvelle-Aquitaine / ministère de la Culture, du Théâtre d’Angoulême, scène nationale, du Champ de Foire, Saint-André-de-Cubzac et le soutien de la Maison Maria Casarès.  
La Cie L’Oublié(e) - Raphaëlle Boitel est en compagnonnage à L'Agora PNC Boulazac Aquitaine. Elle est conventionnée par le ministère de la Culture DRAC Nouvelle-Aquitaine et soutenue par la ville de Boulazac Isle Manoire, le Conseil départemental de la Dordogne et la région Nouvelle-Aquitaine.  
 

À suivre au mois de Janvier