Quand le hip-hop se frotte à la puissance de la musique de Górecki !

Dans cette pièce pour dix danseurs, le chorégraphe Kader Attou incarne l’œuvre musicale de Henryk Mikołaj Gorecki donnée dans son intégralité, en insufflant la puissance émotionnelle de la partition. À l’instar d’une musique dépouillée, le geste hip-hop est délié pour laisser émerger un mouvement plus contemporain et plus doux. Les corps souffrent, s’affrontent puis se retrouvent dans des images de fraternité, en écho à l’urgence absolue de vivre.

Dans un monde en déséquilibre qui produit encore toutes sortes d’injustices, cette symphonie résonne comme une marche langoureuse entre ténèbres et lueurs, s’ouvrant sur l’espoir. Contemporanéité, mélange de cultures et engagement humaniste, Kader Attou signe une danse vigoureuse et douce où la rencontre et le partage sont des sources créatrices !

 

La douceur des corps répond sur scène
à la douceur des cordes.

 

Kader Attou fabrique une communauté de corps où l’émotion et le sens surgissent. On a le sentiment qu’elle va puiser au fond de nous, qu’elle éveille des choses que nous ne contrôlons pas et qui nous rendent vulnérables. 
 

Un spectacle qui bouleverse les spectateurs.
II est vrai qu'il y a des fulgurances dans cette pièce. Et celles-ci viennent du hip hop : freezes dans la diagonale, effets stroboscopiques
créés par l'électricité corporelle, entrées et sorties à faire vibrer le sol de béton simplement recouvert d'un tapis.

Libération - Marie-Christine Vernay

 

L'univers chorégraphique de Kader Attou & origine du projet

 

La danse et les créations chorégraphiques de Kader Attou se caractérisent en particulier par une poétique où l’expression des sentiments est centrale. Chorégraphe engagé, un des traits de sa signature se situe dans la dimension imageante de la musique qui porte l’émotion. Kader Attou fabrique une communauté de corps où l’émotion et le sens surgissent, offrande humaniste de la danse. Au-delà des styles, le geste dansé est préservé comme un cadeau précieux, reflet de la richesse de l’humanité.
Depuis plus de vingt ans, Kader Attou n’a de cesse d’inventer une danse livrant des images et des émotions que lui inspirent les rires et les drames des hommes. En 1994, il découvre, bouleversé, la Symphonie n° 3 dite des chants plaintifs, Symfonia Piesni Zalosnych, du compositeur polonais Henryk Gorecki. Construite en trois mouvements lents pour soprano et orchestre, elle trouve sa source dans des chants religieux et populaires.
Symfonia Piesni Zalosnych a été créée il y a dix ans avec le désir d'explorer la rencontre entre le hip hop et la forme du Ballet.
Devenue célèbre dans le monde entier par l’enregistrement du London Sinfonietta et la magnifique soprane Dawn Upshaw dirigés par David Zinman, cette œuvre est d’une grande spiritualité et d’une luminosité incandescente qui porte en elle la tristesse et le mal provoqués par la volonté de l’homme mais aussi la force et la douceur dont l’amour pourrait être le socle.

 

 

Avec dix danseurs, le chorégraphe tente d’incarner cette partition délicate donnée dans son intégralité. Un véritable pari où l’on retrouve ses thèmes de prédilection comme le métissage, les origines, les autres cultures, la foi, la rencontre avec l’autre...

 

Télérama

 


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Création Festival Montpellier Danse 2010 | Production Centre Chorégraphique National de La Rochelle - Direction Kader Attou Cie Accrorap | Coproduction Festival Montpellier Danse 2010 | La Coursive - Scène Nationale de La Rochelle Chaillot, Théâtre national de la Danse | Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine | Grand Théâtre, scène conventionnée pour la danse | Ville de Lorient | Avec le soutien Conseil Général du Val-de-Marne