Nous les côtoyons tous les jours. Souvent ils sont ivres et peinent à mendier. Ils sentent mauvais, vocifèrent et font peur. Nos regards se détournent. Fous d’exclusion, de pauvreté, et victimes de la société. L’ethnologue et psychanalyste Patrick Declerck a suivi les clochards de Paris pendant quinze ans, incognito, dans la rue, le métro, les centres d’hébergement et en a tiré un essai. En adaptant ce texte brut sans concession, Emmanuel Meirieu nous immerge dans le témoignage de cet homme parmi les indigents. Par une mise en scène engagée et vivante, il procure une expérience humaine autant qu’artistique. Le texte résonne comme un électrochoc à la fois contre l’indifférence et l’intolérance, une gifle avant de donner des larmes plein le cœur. Un spectacle d’une intensité visuelle et émotionnelle bouleversante qui fait vibrer la scène d’une puissante humanité.
 

Un mausolée théâtral pour les sans-abris

Les Naufragés giflent le public avant de lui mettre des larmes
plein le cœur.

Télérama