Coup de foudre entre Justine et Katia. Afin de concrétiser leur histoire, elles décident d'avoir un enfant par insémination artificielle. Mais coup de tonnerre, quelques jours avant la naissance, Justine disparaît. Douze ans plus tard, Katia apprend qu'elle va mourir et doit trouver un tuteur pour sa fille Jeanne. Sa seule option : son frère William, écrivain cynique qu’elle n’a pas vu depuis 5 ans.

Sur scène se joue une comédie dramatique astucieusement efficace, les répliques fusent, poignantes et drôles, dans laquelle l’amour naît, se fracture et se métamorphose. Portés par l’écriture haletante du prodige du théâtre français, les tableaux chorégraphiques d’une mise en scène en mouvement perpétuel, s’enchaînent avec fluidité dans cette fable intime et sociétale qui pince les cordes du sensible. Diaboliquement habile !

 

Une mise en scène tourbillonnante
de Michalik l’enchanteur

 

Comment l’amour peut-il finir ? C’est la question que l’on se pose ici. Ces personnages pourtant plongés dans les pires affres du sentiment amoureux, qui vont devoir traverser la perte, le deuil, l’abandon, vont de l’avant, toujours. Ils font avec, malgré leurs béquilles et leurs blessures. Ils ont déjà touché le fond, mais en se confrontant les uns aux autres, en se débattant avec une énergie proche du désespoir face à la mort qui approche, en se criant dessus, en se prenant dans les bras, ils vivent, douloureusement, et ils vivent fort. Nous allons rire de leur détresse, nous allons pleurer avec eux. Nous allons les aimer, tous. Car cette histoire a l’air triste et pourtant, au fond, c’est une histoire d’amour. 

Alexis Michalik