ARLEQUIN POLI PAR L'AMOUR

Une fée, amoureuse d’Arlequin, le séquestre. Son beau visage l’a autant séduite qu’aveuglée et elle espère bien toutefois se faire aimer de lui.

Mais c’est sans compter sur la force et l’innocence des premiers sentiments amoureux que le bel Arlequin va nourrir pour une jeune bergère des environs. Duperies, méchancetés menacent la fraicheur et la spontanéité des jeunes amours et les conduisent à l’effroi.

Quelques ampoules, des guirlandes lumineuses, des serpentins de papier et le cadre féérique est posé pour cette histoire d’amour qui tournera à la faveur des amoureux sincères et naïfs.

La mise en scène de Thomas Jolly fait de la langue redoutable de Marivaux une arme incisive pour exprimer la jeunesse, sa fougue, son insolence, son enchantement, et crier qu’on est bien vivant.

 

Marivaux convoque la jeunesse, 

Thomas Jolly répond avec gaieté et démesure !

 

Note d'intention

Derrière ce personnage que le théâtre a hissé en symbole, c’est le droit à l’existence qui s’exprime. Crier qu’on est vivant, qu’on est là et qu’on entend être libre.

Laisser parler cette insolence parce qu’on se souvient que c’est Dante, dans son “enfer” qui brosse les premiers traits de ce personnage, et qu’on devine en lui les démons qu’il a pour ancêtres. Il est jeune, et fou, et bête encore et déraisonné.

Ce que nous étions alors : penser se réunir pour faire du théâtre sans autre volonté que celle-ci, qui est la seule qui vaille, et se foutre des cadres, et de la profession, et de notre avenir - et l’argent ? et son loyer ? et son couple ? et son plan de vie ? et sa carrière ? - juste faire du théâtre et s’étonner de trouver en ces personnages le souffle qu’il nous fallait, les mots que nous voulions, les questions qui nous agitaient - l’auteur était jeune alors, comme eux, comme nous, tant de jeunesse devait créer quelque chose.

En même temps que grandissait ce spectacle, que nous rencontrions les publics, c’est le projet d’un théâtre de vie (ou d’une vie de théâtre) qui s’affinait.

Un théâtre populaire, intelligent et festif, pour et avec les gens. Tous les gens. La pensée d’une compagnie.

 

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Production : La Piccola Familia, La Scala Paris, Les Petites Heures 
Co-production : Centre Dramatique Régional de Normandie, Théâtre des Deux Rives 
Avec le soutien de : ODIA Normandie, Office de Diffusion et d'information Artistique de Normandie 
Aide à la production : Ministère de la Culture et de la Communication, DRAC Normandie
Subventionné par : Région Normandie, Ville de Rouen

À suivre au mois de Avril