VERTE

Être fille de sorcière, voilà qui n’est pas si simple lorsqu’on a onze ans et que l’on souhaite qu’une seule chose : être « normale » ! Mais voilà, Verte a été élevée sans père, elle n’a choisi ni son prénom ni les pouvoirs qui se transmettent de mère en fille. Et comme beaucoup de pré-adolescentes, Verte commence à s'intéresser à un garçon de sa classe, un qui aime le foot, comme beaucoup de pré-adolescents.
Pour qu’elle accepte les traditions familiales et la destinée décidé pour elle par sa mère, elle est envoyée chez sa grand-mère…

Etre ou ne pas être sorcière
 

Sans chapeau pointu ni balai volant, c’est d’héritage et de transmission dont il est question ici. Cette adaptation théâtrale pétillante redistribue les sorts, parce que rien ne se prédit jamais, avec magie ou sans. Humour, tendresse et rebondissements magiques nourrissent la mise en scène qui parvient à dessiner un portrait « terriblement humain » de ces personnages emblématiques de notre Histoire.

Pour ne pas effrayer les plus jeunes, metteuse et scène et scénographe ont fait le pari de l'humour et du merveilleux !
 

Un spectacle savoureux et tonique

Le Figaro
 

Quoi de plus classique que de se construire en opposition à ses parents? Verte aspire à se fondre dans la masse, à ce qu'elle distingue comme étant la normalité, là où sa mère n'est que sortilèges et exubérance. C'est en refusant de toutes ses forces le miroirs que lui tendent les femmes de sa famille qu'elle finira par embrasser ses racines.

 

L’AUTEUR Marie Desplechin
Après une formation de journaliste puis quelques années de travail dans la communication d’entreprise, Marie Desplechin publie, encouragée par Geneviève Brisac, ses premiers livres à l’École des loisirs (Rude samedi pour Angèle, Le Sac à dos d’Alphonse), puis rencontre un premier succès avec, pour les plus grands, la publication d’un recueil de nouvelles Trop sensibles. Verte et Sans moi lui permettent d’atteindre un public plus large. En janvier 2003 sort Dragons. Le monde de Joseph publié en 2000 en avait constitué un prélude adapté à de jeunes lecteurs. Satin Grenadine, puis Séraphine explorent le XIXe siècle parisien...
Plusieurs de ses livres ont été traduits à l’étranger. Elle est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence et depuis 2006 publie régulièrement des articles dans l’Express. Danbé, coécrit avec Aya Cissoko, obtient le Prix de l’héroïne “Madame Figaro” 2011. En 2013, elle obtient le Prix Bernard Versele (catégorie 5 chouettes) pour son ouvrage jeunesse Babyfaces. Pour Verte, Marie Desplechin a reçu le Prix Tam-Tam/J’aime lire décerné par le Salon de Montreuil en 1997.

L’ADAPTATION Léna Bréban et Alexandre Zambeaux
Nous adapterons Verte de la façon dont nous avions procédé pour Les Inséparables, de Colas Gutman. Nous faisons une première version de l’adaptation, dans laquelle nous conservons ce qui nous semble essentiel au développement du récit. Puis nous « dialoguons » la pièce. Ensuite, nous faisons une première session de répétitions avec les acteurs pendant laquelle nous testons notre adaptation. Ce qui nous permet d’inventer et de préciser, de modifier en partant du travail de plateau. L’adaptation définitive apparait en même temps que le spectacle puisque nous continuons jusqu’au dernier jour des répétitions à l’améliorer.
-----------------------------------
Production Espace des Arts, Scène nationale Chalon-sur-Saône Coproduction  Cie Ingaléo / Théâtre Paris-Villette Avec le soutien de la Maison Jacques Copeau, Pernand-Vergelesses Verte de Marie Desplechin, publié en 1996 à l’École des Loisirs

À suivre au mois de Mai