LE PLUS BEAU CADEAU DU MONDE

C’est une histoire contemporaine qui puise dans la mythologie des histoires pour enfants. Le père ressemble à l’Ogre, la mère à Cendrillon, le fils est le petit prince et l’amie et la grand-mère sont des figures de marraines, de fées ou de petites souris.

La pression de l’ogre est palpable, le fils s’échappe dans les jeux ou dans les rêves. La Mère organise comme elle peut, la fuite. Les scènes ressemblent au quotidien d’une famille actuelle, mais l’univers, les dialogues, les suspensions nous transportent ailleurs. Dans un monde imaginé et parfois surréaliste.

Il laisse la place aux spectateurs, aux enfants de suivre cette fresque avec la bonne distance, entre quotidien d'une famille actuelle et un  monde imaginé et parfois surréaliste.

 

Une écriture poétique resserrée, une stylisation des corps, un art de l’ellipse, Nathalie Bensard a trouvé la juste formule, prenant soin de ne pas asséner d’explications toutes faites mais de laisser affleurer les non-dits et de garder le sens ouvert.

Télérama

 

Note de l’auteur
Des mots et des dialogues pour faire exister les non-dits. La nécessité d’écriture est née de ce désir de faire parler ces silences et de créer des espaces entre les mots pour faire résonner ce qui ne se dit pas. Ce qui ne peut pas se dire. C’est entre les lignes que l’on comprend les enjeux entre les parents.
C’est dans les jeux inconscients des enfants que l’on comprend ce qu’ils perçoivent des relations entre adultes. La vie de tous les jours passe avec ses rêves et ses échecs. Chacun fait comme il peut. La mère et le père sont pris dans leurs incapacités, leurs histoires personnelles, leur lâcheté. L’enfant est au centre et tente de réparer.

 

Comme l’écrit Bruno Bettelheim, dans Psychanalyse des contes de fées, la nécessité des contes réside dans le fait que le récit est une histoire jonchée d’épreuves, les héros comme les lecteurs les supportent parce qu’ils savent que l’issue sera heureuse et réparatrice.
 

* * * * * * *
 
« Texte elliptique, délicat, où des « scènes courtes comme des flashs » mettent en scène un père, une mère, leur jeune fils et une de ses amies. De brefs récits de rêves, volcans ou piscines, jouxtent des scènes quotidiennes. La peur n’est jamais bien loin de cette presque fantaisie sombre. Le père prend de la place. Un texte où le silence est tout autour, à l’écriture très vive, efficace, alerte où l’histoire avance au fil de flashs.
Au cœur des dialogues incisifs, l’autrice laisse la place à des temps furtifs, sensibles pour se parler malgré tout et s’offrir des cadeaux. L’un d’entre eux, le dernier, donne le titre à la pièce, c’est celui de Louis à son père : un bout de papier sur lequel il a écrit « un jour j’achèterai la vie je te l’emballerai. Je serai le plus beau cadeau du monde».
C’est très émouvant, apparemment simple, subtil. Nathalie Bensard traite un sujet fort, celui de la maltraitance, de manière extrêmement sensible et délicate, l’écriture est feutrée, économe. Juste. Il y a vraiment un geste d’auteur. »

Note de la commission Artcena Mai 2017

-------------------------
Production : Compagnie La Rousse Coproduction : Théâtre Victor Hugo à Bagneux - EPT Vallée Sud Grand Paris, Théâtre des Bergeries à Noisy le Sec. Soutiens : Théâtre 71 - SN Malakoff et Théâtre de Corbeil-Essonnes Le texte « Le plus beau cadeau du monde » est lauréat de l'Aide à la création de textes dramatiques- ARTCENA La compagnie la Rousse est conventionnée par la Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Ile-de-France, Ministère de la Culture et de la Communication, par le Conseil Régional d'Ile-de-France et soutenue par l’ADAMI pour l’aide à la création et à la diffusion du spectacle. La compagnie la Rousse est en résidence de création au Théâtre des Bergeries de Noisy le Sec, avec le soutien du Département de la Seine Saint Denis. Nathalie Bensard est artiste associée à la Scène Nationale de Beauvais.

À suivre au mois de Novembre