Théâtre musical

Jeudi 25 mars 2027 · 20h30

NECC

Création novembre 2026

Durée estimée 1h30
Conseillé à partir de 10 ans

Tarif plein 28 €
Tarif réduit 25 €
Tarif moins de 14 ans 18 €
Catégorie abonnement D

Épopée sauvage librement inspirée de Jack London.
Grand roman populaire du début du XXème siècle, L’Appel de la forêt de Jack London est une formidable fable écologique. Avec un art du récit musical singulier, le conteur, la musicienne et le créateur visuel racontent une épopée animale sonore et visuelle qui questionne notre rapport aux animaux et à la nature sauvage.

À travers Buck, un beau chien domestique digne et civilisé dont la vie bascule le jour où il est enlevé en pleine ruée vers l’or, les artistes nous entrainent dans une fantasmagorie nordique où seule s’applique la loi du gourdin et des crocs. L’univers musical folk ponctué de chants ancestraux et de sons électro-nordiques contribuent à l’immersion dans le Grand Nord. Art du conte, théâtre musical et univers visuel, laissez-vous embarquer par cette adaptation contemporaine terriblement captivante.

Note d’intention

« Après l’heureuse expérience de notre adaptation de Dumas [Le Comte de Monte-Cristo, adapté par la Cie La Volige en 2021], nous avons souhaité nous plonger à nouveau dans la fiction. Le roman [L’Appel de la forêt],a fortiori connu du grand public, fait partie de la mémoire collective et constitue un matériau avec lequel nous pouvons manier à l’envie l’art du récit qui nous est propre. Tout en abordant des sujets de société, nous mêlons ainsi art du conteur, incarnation des personnages, théâtre musical et univers visuel. Autant de pratiques qui participent de notre engagement pour un théâtre populaire.

La création musicale

Et si la musique pouvait dire la bête en nous ? Si la voix, le souffle, le râle d’outre-tombe, le cri suraigu, la longue plainte d’un archet sur une corde, la percussion sur un corps pouvaient rappeler notre organique, notre instinctif, notre sensitif enfoui ? Comment rendre notre pulsation intime, notre battement primaire ? Des montagnes du Yukon aux rivages de la Californie, la musique de L’Appel de la forêt sera lyrique et intime, balades folks et chants ancestraux, envolées sauvages et désespérées de la lutte pour la survie, la rage qui se meut en hurlement de loup. La musique incarne la voix de Buck, comme le battement de son cœur, son sang qui coule et son acharnement désespéré et magnifique à déjouer la mort.

Les grands espaces sur l’espace scénique

Comment donner la sensation du sauvage sans faire un tableau illustratif et simplet ? Donner le vertige d’un paysage qui s’étend à perte de vue ? Comment suggérer le froid mortel ? La chaleur animale ? Le feu qui sauve ? La matière du projet scénographique sera primordiale pour donner de l’épaisseur au récit – bois, fourrure, fumée, neige, glace… La perspective, suggestion de grands ou tout petits espaces – refuges au gré des aventures de Buck, est l’un des enjeux de cette scénographie.

Le plateau filmé, ou l’intime convoqué dans le récit

Nous avons le désir d’explorer la vidéo “vivante” réalisée en direct. L’image vidéo n’est pas nouvelle dans nos spectacles, mais nous voudrions cette fois créer les images en direct sur le plateau. Nous souhaitons explorer les visages, tenter de trouver ce qu’ils portent d’animal en eux, attraper une expression, un regard qui sème le trouble entre le chien et l’interprète. Filmer aussi l’infiniment petit d’un paysage, projeté en taille grand écran, comme un enfant se projette sur ses legos ou ses miniatures pour créer un monde imaginaire à taille humaine. Et puis le mouvement, la vitesse d’un traineau, la sensation de course folle pour la survie… »

Nicolas Bonneau et Fanny Chériaux

Jack London, pionnier du roman d’aventure

Un écrivain aventurier

Jack London est un homme d’action, un “sanguin” qui obéit davantage à des impulsions soudaines qu’à des désirs longtemps mûris. En juillet 1897, à peine quelques semaines après la découverte d’or dans le Yukon, London s’embarque pour le Grand Nord où il passe beaucoup plus de temps dans les saloons improvisés qu’à prospecter l’or dans les rivières. Mais il revient avec dans la tête des images, des paysages, tout un gisement d’histoires qui le propulseront sur la scène littéraire. Il se fait un nom, grâce à quelques nouvelles sur la Ruée vers l’or (notamment Le Silence Blanc). En inventant la geste du Grand Nord, London devient l’un des pionniers du roman d’aventure.

Une mythologie du Grand Nord

Dans les codes du western, en littérature tout comme au cinéma, le but premier est d’atteindre la terre promise, la Californie, terre de richesses et de récompense. Dans les romans du Grand Nord, il s’agit de se trouver soi-même, de puiser en soi la force d’affronter le monde. Ce sont des récits qui portent aussi en eux comme une nostalgie, évoquant des vertus antiques et primordiales affaiblies par la marche du monde. La vertu naturelle a été ensevelie par la civilisation et a fait perdre aux Hommes les notions de courage, de loyauté, de fidélité à l’autre. On peut ainsi considérer que les histoires du Grand Nord annoncent le western comme genre cinématographique en portant cette idée de la nostalgie de la frontière. Pensons par exemple au film L’Homme qui tua Liberty Valence (John Ford, 1962) qui dénonce l’affaiblissement moral d’une Amérique en voie de civilisation.

Une pensée américaine de la lutte des classes

La littérature américaine du XXème siècle est très influencée par la littérature française, notamment par Zola. Ainsi London se revendique du naturalisme, et cherche à raconter l’évolution sociale, expliquer la société par ses lois naturelles immuables. Cela étant dit, il se laisse facilement gagner par la nostalgie romantique des passions primitives (que l’on retrouve dans L’Appel de la forêt quand Buck, le chien, rejoint une louve pour créer une sorte de société patriarcale). Il a aussi voulu réconcilier le darwinisme et le socialisme et s’intéresse beaucoup à ce qui se passe en ville, aux ouvriers, à leurs conditions de vie : c’est en étant astucieux et moral que l’ouvrier est devenu plus fort, par sélection naturelle. Le bourgeois, lui, est affaibli par la sécurité dans laquelle il vit, par les barrières qu’il a érigées autour de lui. London croit à la révolution, il pense que les détenteurs du capital sont comme « ramollis » par le système qu’ils ont mis en place, ce qui rend l’ouvrier plus révolté et plus déterminé que jamais.

Distribution

Mise en scène Nicolas Bonneau et Fanny Chériaux
Texte Nicolas Bonneau, Fanny Chériaux
Composition Fanny Chériaux
Image en temps réel Alexandre Machefel
Interprétation Nicolas Bonneau, Fanny Chériaux et Alexandre Machefel
Assistanat à la mise en scène Sébastien Dalloni
Scénographie Gaëlle Bouilly
Création et régie lumière Stéphanie Petton
Création et régie son Gildas Gaboriau et Ronan Fouquet
Assistanat à la dramaturgie Charbel Taouk
Collaboration artistique Camille Duvelleroy
Costumes Cécile Pelletier
Administration Rosalie Laganne
Production et tournées Noémie Sage

Mentions obligatoires

Production Compagnie La Volige / Nicolas Bonneau · Fanny Chériaux
Coproductions et soutiens La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc (22) • l’OARA, Bordeaux (33) • Le Théâtre scène nationale d’Angoulême (16) • Le Théâtre des Quatre saisons, Gradignan (33) • Le Moulin du Roc, scène nationale à Niort (79) • Les 3T-Scène conventionnée de Châtellerault (86) • Scènes de pays, Beaupréau-en-Mauges (49) • Quai des rêves, Lamballe (22) • Théâtre du Cloître, Bellac (87) • Union régionale des foyers ruraux, Le Moulin du Marais, Lezay (79)

La Volige est conventionnée par la DRAC Nouvelle- Aquitaine et soutenue au fonctionnement par la Région Nouvelle-Aquitaine et le Département des Deux-Sèvres.

en images

© Christine Moyns
© La Volige

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