Théâtre

Jeudi 22 avril 2027 · 20h30

NECC

Durée 1h45
Conseillé à partir de 14 ans

Tarif plein 25 €
Tarif réduit 22 €
Catégorie abonnement E

Dans ce village du sud de l’Italie, tout le monde est affublé d’un surnom. Simeone, le frère de la jeune Maria, on l’appelle Jésus. Il ressemble au Christ dont il joue le rôle lors de la Passion du vendredi saint. Maria, c’est cette jeune fille qui s’empare du pistolet Smith & Wesson 9 mm dans le buffet de la cuisine. Elle quitte la maison, l’arme à la main. Elle marche en direction du village. Elle se rend chez Angelo le Couillon, le jeune homme qui lui a fait violence la veille.

Le village prend sa suite, finissant par former un cortège bigarré : le président du club des chasseurs, les employés de la casse-auto, le garagiste, les bikers du coin, la vieille institutrice, les voisines envieuses de la jeunesse de Maria. Et de sa beauté. Chacun y va de son anecdote sur Maria, livrant tour à tour chaque pan de sa vie. Il y a ceux qui l’encouragent, ceux qui veulent la dissuader, mais rien ni personne ne pourra l’arrêter, lui faire lâcher son arme, pas même sa famille, pas même les gendarmes.

Un western moderne, une claque magistrale où l’émotion est follement intense, dans une mise en scène et une interprétation prodigieuses. Laissez-vous kidnapper, happer et percuter par cette pièce salvatrice.

NOTE D’INTENTION

« La Sœur de Jésus-Christ me plaisait dans le fond et la forme. Le fond, c’est la révolte d’une jeunesse, un déclic qui fait boule de neige. Pour la forme, en plus d’être excessivement bien écrit, on sent que ça vient du sud, d’un endroit où il y a une forte tradition orale. C’est une histoire épique. Le narrateur, incarné par Felix Vannoorenberghe, dit : « Cette histoire peut devenir l’Histoire, notre histoire, l’histoire de l’humanité même ». Car s’il peut y avoir une révolution dans un petit village des Pouilles où les gens portent sur leurs épaules des décennies de traditions, si dans un milieu pareil on parvient à faire changer les choses : le miracle a eu lieu.

Dans cette fable, le personnage raconte l’histoire à laquelle il a assisté, parce qu’il faut que les choses bougent, qu’elles changent, et c’est intéressant que ce soit un mec qui dise stop. L’histoire traite de la question des violences patriarcales subies par les femmes : « des choses apparemment inoffensives » : interpelées dans la rue, sifflées… Ça parle de ça, d’une tradition où c’est presque normal d’imposer un certain manque de respect. Maria se révolte et déclenche un raz-de-marée : la prise de conscience collective de tout un village.

Montrer au théâtre ce que les spectateurs ont envie d’entendre, ce avec quoi ils sont d’accord, ne me semble pas intéressant : montrer qu’on ne doit pas commettre des violences, c’est enfoncer des portes ouvertes. C’est ce qui m’a plu dans ce texte, car il m’a donné un angle particulier pour aborder ce sujet. Le « travail » du théâtre est d’interroger les gens, de les déstabiliser : je ne veux pas éduquer, je veux interroger. Sans moralisation, j’ai envie qu’on puisse se questionner pendant et après le spectacle … et que chacun ait sa réponse. »

Georges Lini

Georges Lini, metteur en scène

Georges Lini, directeur artistique et metteur en scène de la Compagnie Belle de Nuit, est sorti du Conservatoire de Bruxelles en 1999. En 2004 il fonde le ZUT (Zone Urbaine Théâtre) qu’il dirigera jusqu’en 2008. Il fait ses premières armes en tant qu’acteur au Théâtre de Poche dans Bent, Trainspotting, Le Colonel-Oiseau et Le Père des anges. Il se tourne rapidement vers la mise en scène avec quelques créations marquantes pour sa compagnie comme Incendies de Wajdi Mouawad (Prix de la critique belge du meilleur spectacle 2007), La cuisine d’Elvis de Lee Hall, L’Ouest solitaire de Martin MacDonagh, Britannicus de Racine, Marcia Hesse et Lisbeths de Fabrice Melquiot, L’entrée du Christ à Bruxelles de Dimitri Verhulst, La profondeur des forêts de Stanislas Cotton, Un conte d’hiver de Shakespeare, Un tailleur pour dames de Feydeau, Caligula de Camus, La Villa Dolorosa de Rebekka Kricheldorf, La Vraie Vie d’Adeline Dieudonné, Iphigénie à Splott de Gary Owen, Ivanov d’Anton Tchekhov, La Sœur de Jésus-Christ d’Oscar de Summa, Queen Kong d’Hélène Vignal, etc.

Distribution

Une pièce de Oscar de Summa

Mise en scène Georges Lini
Texte français Federica Martucci
Avec Félix Vannoorenberghe
Musicienne et compositrice Florence Sauveur
Direction musicale et composition François Sauveur
Création sonore et composition Pierre Constant
Création vidéo Sébastien Fernandez
Scénographie et costumes Charly Kleinermann et Thibaut De Coster
Création lumière Jérôme Dejean
Collaboration dramaturgique Nargis Benamor

Mentions obligatoires

Coproductions Théâtre de Poche et Compagnie Belle de Nuit
Soutiens Maison Antoine Vitez • ARTCENA
Traduction lauréate de l’ARTCENA

« Une claque magistrale. Rarement un spectacle nous a autant fait vibrer et transporté tant l’émotion sur le plateau était intense, follement sincère, juste, sans fausse note. »

« La Sœur de Jésus-Christ allie la puissance du verbe à la fragilité des destinées, scande la magie d’une parole qui éveille et met le réel en scène. »
L’Écho

« Époustouflant Félix Vannoorenberghe. Incarnant tous les personnages, il insuffle une puissance et une énergie telles que l’on a du mal à imaginer cette œuvre interprétée par quelqu’un d’autre. À ne rater sous aucun prétexte. »

en images

© Lara Herbinia
© Lara Herbinia
© Lara Herbinia
© Lara Herbinia
© Lara Herbinia
© Lara Herbinia

À voir aussi