martin va bien
Compagnie Teknaï & Casus Creations

Théâtre et cirque fusionnent pour libérer la parole
Durée 1h10
Conseillé à partir de 9 ans
Tarif plein 12 €
Tarif moins de 14 ans 10 €
Représentations scolaires
Ven. 6 novembre, 10 h et 14 h 30
Martin est un jeune homme de vingt-cinq ans. Il va bien, mais cela n’a pas toujours été le cas. Jugé trop différent par ses camarades de classe, il a vite été la cible idéale de brimades et d’humiliations. En convoquant ses souvenirs et son mutisme face à sa mère, il prouve que le harcèlement scolaire n’est pas une fatalité et qu’on peut s’en libérer pour s’épanouir sereinement et sans violence.
Dans une mise en scène dynamique et une écriture contemporaine à la fois tendre et teintée d’humour, les chorégraphies acrobatiques prolongent la narration pour faire parler le corps lorsque le mot devient inaudible, et incarner les élans jamais osés. La compagnie de cirque internationale Casus Circus et la compagnie théâtrale Teknaï allient leur savoir-faire pour créer un spectacle d’une grande sensibilité, spectaculaire et nécessaire.
Note d’intention
Un spectacle pluridisciplinaire sur le harcèlement scolaire homophobe
« Martin va bien est un spectacle qui met en relief les possibilités de se réinventer, de ne pas renoncer à soi et à sa sensibilité. Il invite à partager ce que l’on tait, à pardonner tout en dénonçant, à dire à ceux qui souffrent qu’ils ne sont pas seuls. Les anges aériens du plateau, par la grâce comme par la violence de leurs mouvements, accompagnés de musique et de mots, invitent à porter un autre regard sur les forces et faiblesses en jeu dans toute histoire de harcèlement. Une ode à la créativité pour trouver sa place.
Enfin au centre d’une nouvelle attention toute particulière, le harcèlement scolaire est un fléau qui touche des centaines de milliers d’élèves chaque année, et continue de détruire des enfants, des adolescents de façon lente et silencieuse. Les résultats d’un sondage Ifop de septembre 2023 sur le harcèlement en milieu scolaire indiquent qu’entre 16% et 19% des collégiens et lycéens ont subi du harcèlement scolaire.
Il est primordial de libérer la parole et donner à voir et à entendre que l’on n’est pas condamné à cette identité d’enfant harcelé, que l’on peut se libérer de cette condition pour s’épanouir sereinement et sans violence. Ce spectacle a pour vocation de s’adresser à tous les publics, en leurs proposant une rencontre avec Martin. Un jeune homme qui va bien, donc, mais qui ne peut oublier l’enfant qu’il a été, la solitude et l’impuissance qui furent les siennes durant sa scolarité. Un enfant qui, privé de mots pour alerter, ou même simplement dire, n’a pu compter que sur son imaginaire, sur sa capacité à rendre vivable une violence permanente. Un enfant spectateur d’une mère s’enfonçant dans la dépression suite à son divorce. Un enfant qui s’est inventé un univers parallèle en se créant un double aux pouvoirs infinis et gracieux, affrontant des ennemis imaginaires ; combattants fantastiques ou monstres peureux. Un univers où le courage, la légèreté et l’héroïsme lui permettaient d’opposer une résistance secrète à ses souffrances. Un univers lui permettant de recréer sous forme d’aventures ce que les autres lui faisaient subir pour la seule raison qu’il ne leur ressemblait pas.
La plus belle réussite de Martin est avant tout celle d’avoir pu devenir celui qu’il est aujourd’hui, de s’être fait une place, mais cette fois sans avoir eu à s’inventer un avatar invincible qui lutte contre l’injustice. C’est en acceptant ses faiblesses, la cruauté des autres, sa non-ressemblance au modèle masculin dominant qu’il est devenu enfin lui-même. Il sait que la violence d’un groupe envers la différence d’un seul existe toujours. Il sait que la vengeance n’est pas un motif d’apaisement. Il sait qu’il ne doit en vouloir à personne. Et surtout pas à sa mère, qu’il convoque dans ses souvenirs, ou qui l’interpelle devant le public, le faisant quitter les illusions et les rêves dans lesquels il se réfugiait pour cesser de souffrir. Une mère qui a dû elle-même trouver sa place, lutter contre la tristesse, l’impuissance puis la culpabilité ».
Distribution
Compagnie Teknaï & Casus Creations
Texte, mise en scène et scénographie Quentin Defalt
Avec Louis Djabali, Leïla Guérémy, Lachlan McAulay, Jesse Scott
Collaboration artistique et dramaturgie Alice Faure
Chorégraphies circaciennes Lachlan McAulay et Jesse Scott
Lumières Quentin Defalt et Nicolas Priouzeau
Costumes Damir Žiško
Musique Julien Pierre
Mentions obligatoires
Administration Anne Gégu – Diffusion Alice Faure etJulie Muller (Mothers in Trouble Production) – Partenaires Compagnie CASUS • Théâtre des Franciscains • Centre culturel Charlie Chaplin – Vaulx en Velin • Théâtre des 2 Rives – Charenton le Pont • Atmosphère, espace culturel – Marcoussis • Théâtre Victor Hugo – Bagneux • MTD – Epinay sur Seine • la LICRA
« J’avais peur, j’étais plus petit et j’avais pas les mots. »








