un petit pas
de trop
Compagnie Accrorap – Kader Attou

Un trio burlesque, une poétique du déséquilibre par l’un des chorégraphes contemporains hip hop majeurs en France
Nouvelle création octobre 2026
Durée estimée 1h
Tarif plein 28 €
Tarif réduit 25 €
Tarif moins de 14 ans 18 €
Catégorie abonnement D
Dans le cadre du Festival Kalypso –
Direction Mourad Merzouki

Après Le murmure de songes, Kader Attou, chorégraphe majeur de la danse contemporaine hip hop revient à Debussy avec sa nouvelle création.
Trois interprètes transforment le faux-pas en art du rebond. Un petit pas de trop, c’est celui qui fait basculer la perfection dans l’imprévu, la prévision dans la grâce de la faille. Chacun porte son univers et ses obsessions propres : le premier est perfectionniste, tentant de repousser sans cesse les limites, mais pas à l’abri de dérapages fortuits. Le deuxième au contraire est imprévisible et excentrique. Et le troisième incarne la nonchalance, glissant sur scène avec détachement.
Drôle, poétique et virtuose, cette pièce tout public explore la beauté du déséquilibre et la puissance expressive du corps. Une célébration ludique de l’imprévu et des collisions, naviguant entre moments de virtuosité et humour.
Entretien avec Kader Attou
Un petit pas de trop, c’est un titre à la fois léger et profond. Que signifie-t-il pour vous ?
C’est le moment où le corps quitte le contrôle. Ce petit pas de trop, c’est celui qui fait basculer la perfection dans l’imprévu, le calcul dans la grâce. C’est un écart infime, mais c’est souvent là que la vérité du mouvement apparaît, dans la faille, dans la respiration du déséquilibre.
Le burlesque semble ici un terrain nouveau pour vous. Qu’est-ce qui vous attire dans cette matière ?
Le burlesque a quelque chose d’essentiellement humain. Il parle du corps qui échappe, du geste qui déborde. Dans le hip-hop aussi, il y a cette tension entre maîtrise et liberté, virtuosité et fragilité. Dans Un petit pas de trop, j’avais envie d’explorer cette zone poreuse entre le sérieux de la
danse et la légèreté du rire, entre la beauté et l’accident.
Comment s’est construit ce trio avec Régis Truchy et Mansour Abdessadok ?
Nous venons d’univers très différents. Régis a la rigueur du millimètre, Mansour l’explosion du geste, et moi, j’aime naviguer entre les deux. Ensemble, on explore les contrastes : la précision et le lâcher-prise, la tension et le relâchement. Ce dialogue crée des instants où tout peut basculer, et c’est précisément ce que je cherche : ce point d’équilibre instable.
Le burlesque et la danse dialoguent dans cette pièce. Où se rejoignent-ils ?
Dans leur rapport au corps. Le burlesque pousse le geste à l’excès, la danse le cherche dans sa pureté, mais tous deux parlent du même langage : celui de l’émotion. Quand la danse trébuche, elle devient burlesque. Quand le burlesque s’élève, il devient danse. C’est cette respiration entre
chute et envol qui m’intéresse.
L’humour semble ici une porte d’entrée vers une forme de poésie.
Oui, l’humour n’est pas un effet. C’est une respiration. Il permet de parler du monde avec douceur, sans donner de leçons. Rire de soi, c’est une manière de se réconcilier avec sa fragilité. Et la danse, dans ce spectacle, est exactement cela : un apprentissage du déséquilibre.
Distribution
Direction artistique et chorégraphique Kader Attou
Interprétation Régis Truchy, Mansour Abdessadok, Kader Attou
Lumières Fabrice Crouzet
Mentions obligatoires
Production Compagnie Accrorap
Coproduction (en cours) Le Toboggan à Décines
Soutiens Scènes & Cinés – Scène conventionnée Art en Territoire



